Nulle ne peut venir à moi…
Le salut est présenté comme un don de grâce, résultant d’un acte divin où Dieu attire vers son Fils tous ceux qu’il destine à la vie éternelle. Jésus l’exprime ainsi : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour. » Jean 6 : 44.
La question essentielle est la suivante : le Père attire-t-il les élus vers son Fils parce qu’ils ont d’eux-mêmes cru ou croient-ils parce que le Père les a d’abord attirés ? Selon le texte, la foi de l’homme ne précède pas l’élection : elle accompagne la personne destinée au salut dans le dessein d’élection par lequel Dieu l’attire à Christ.
Dans le Nouveau Testament, la foi n’est pas décrite comme le résultat d’une volonté humaine autonome. Elle est qualifiée de don souverain, effet de la grâce, et non comme une condition préalable. Ainsi, l’élu ne croit pas parce qu’il serait plus réceptif, humble ou intelligent, mais parce que Dieu suscite en lui la foi.
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