La culpabilité, cette chose qui détruit

Quand on est jeune, on est plus ou moins sensibles aux conséquences des bêtises que nous commettons. Mais en vieillissant, on dirait que ça se complique. On devient plus sensibles aux effets de nos manquements et on digère beaucoup moins bien les effets toxiques des sentiments négatifs qui affectent nos relations avec notre entourage. Voilà qui explique pourquoi tant de gens s’isolent. Non pas qu’ils n’aimeraient pas rencontrer des gens, mais c’est qu’ils préfèrent ne pas être vus par les gens par crainte de faire des faux pas. Si les bonnes relations humaines leur semblent trop difficile à atteindre, l’isolement leur apparait aussitôt comme une bien meilleure solution.

La foi qui empire les choses

Si le sentiment de culpabilité est commun à tous hommes (femmes) de cette création, il l’est encore davantage lorsqu’on devient chrétien. La foi peut malheureusement amplifier ce sentiment destructeur dans la mesure où elle engage le croyant à rehausser la qualité de son témoignage en vue de livrer l’image du bon chrétien dans un monde sans espoir. Le rehaussement nécessaire des standards moraux et spirituels nous expose à un risque : celui d’échouer dans cette tentative. Et si on échoue, on tombe irrémédiablement dans le cycle de la culpabilité qui l’accompagne. Tout ça parce qu’on se dit que le message de l’Évangile aurait dû nous sauver de toutes nos dérives potentielles. Il y a forcément quelque chose qui cloche dans ce processus destructeur. La foi n’est pas supposée nous détruire, mais plutôt nous construire par l’espérance d’une vie nouvelle, non!

C’est dur d’être un bon chrétien

Qui de vous n’avez jamais été assaillis par des émotions écrasantes alors qu’en revenant du travail ou de l’Église ou d’une rencontre d’amis, vous jonglez avec les regrets d’avoir trop parlé ou d’avoir dit des choses qui dépassaient votre pensée? Un petit manque de sagesse ici, une parole (confidence) de trop par-là, une émotion mal expliquée par-dessus tout ça. Bref, comme c’est difficile de maitriser pleinement l’équilibre des fluides relationnels de la bienséance. Puis on entre chez soi le cœur chargé de regrets, se demandant que faire pour réparer les pots casser. Et voilà que ça se complique un peu plus, car en voulant réparer le tout, on aggrave les choses un peu plus. Pire encore, on vient de réveiller de vieux conflits qui s’effaçaient un peu de notre mémoire.

Que faire de tout ça?

Je sais qu’en ce début d’année 2020, vous serez tentés par l’idée de prendre de nouvelles résolutions pour renverser les bêtises qui vous habitent et qui hantent votre témoignage. Mais de grâce, ne le faites pas, ne le faites pas parce que le résultat pourrait être terriblement décevant en bout de course. La solution n’est pas dans un processus de perfectionnement de vous-mêmes, mais dans la juste découverte des perfections de Christ qui vous sont offertes en Lui. Celui qui nous libère, c’est le Christ. Mais attention, je ne dis pas non plus que J-C vous invite à un processus de perfectionnement qui pourrait une fois de plus vous conduire dans la douloureuse spirale de l’échec. Je dis seulement que l’unique secours qui peut vous sauver est le secours qui vient de l’Éternel.  Et voilà comment :

 « 19 Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l’absinthe et au poison; 20 Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au dedans de moi. 21 Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l’espérance. 22 Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; 23 Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande ! 24 L’Éternel est mon partage, dit mon âme; C’est pourquoi je veux espérer en lui. 25 L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche. 26 Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Éternel. » Lamentations 3 : 19-24

Si vous vous sentez épuisé de vos échecs, sachez que « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin » pour vous qui lui appartenez.

Dieu ne vous a pas invité à un processus de sanctification qui exigerait de vous que vous y arriviez par vous-mêmes. Dieu ne vous demande pas de fournir les outils nécessaires (que vous ne possédez pas) à votre délivrance. Il ne vous a pas partiellement sauvé en vue que vous y mettiez un peu de vos efforts pour que ça fonctionne. « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. » 1 Thess 5 : 23-24

Conclusion

C’est la vie de Christ qui fait toute la différence dans nos vies. Et s’il vous arrive de passer complètement à côté du but, la solution est encore Christ puisque c’est Lui qui vous pardonne. « Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. » 1 Jean 1 : 9 (Semeur)

Bonne et heureuse année à tous.

Réal Gaudreault (Pasteur)

Église En Chemin, Deux-Montagnes

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6 Comments

  1. Merci Réal pour cette excellent article, qui est un réconfort pour notre âme, car effectivement cela ce produit régulièrement dans ma vie. Notre Dieu est fidèle qu’Il en soit glorifié.

    • J’ai bien l’impression Claude que cette réalité est aussi souvent la mienne. ET plus je vieilli plus ça me saute aux yeux. Que Dieu te bénisse mon frère en ce temps où une nouvelle année débute.

  2. MERCI PST REAL JE VOUS SUIT REGULIEREMENT ET SA COMMENCE BIEN L’ANNÉE QUE DIEU VOUS BÉNISSE TOUS ABONDAMMENT BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A TOUTE LA FAMILLE

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